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L'Utile (esclavage)

Le 17 novembre 1760, l’Utile, flûte de la Marine Royale, achetée par la Compagnie Française des Indes Orientales, quitte Bayonne pour l’île de France (actuellement l’île Maurice). A son bord, environ 150 hommes parmi lesquels une dizaine de marins tarnosiens.

Après une escale à Foulpointe (Madagascar) durant laquelle soixante esclaves sont embarqués illégalement, l’Utile reprend son cap. Mais dans la nuit du 31 juillet 1761, le navire fait naufrage au large de l’Ile de Sable (Tromelin), faisant une vingtaine de victimes.

Survivants grâce aux quelques vivres récupérés sur l’épave du bateau et à la faune locale, les naufragés construisent sur l’île, deux camps, une forge et un puits.

Deux mois plus tard, sur une embarcation de fortune, l’équipage reprend le large en laissant sur place les esclaves avec la promesse de venir les chercher.

Or cette promesse ne fut pas tenue et ce n’est que 15 ans plus tard, que la « Dauphine », corvette commandée par le chevalier de Tromelin, débarque sur l’île et découvre 8 survivants : 7 femmes et un enfant. Ils furent affranchis et pris en charge par l'Etat Français jusqu'à la fin de leur vie.

Vue du port de Bayonne depuis la citadelle, Joseph Vernet, 1752 - 1762
Vue du port de Bayonne depuis la citadelle, Joseph Vernet, 1752 - 1762